
Un rapport formule des recommandations pour permettre l’intégration de l’intelligence artificielle sans heurts dans le monde du travail
Dans un rapport publié le 17 mai, le laboratoire de recherche-action LaborIA Explorer, créé par le ministère du travail et l’Inria, présente ses travaux sur l’impact de l’intelligence artificielle sur le monde du travail et formule des recommandations pour alimenter le dialogue social sur le sujet. Parmi les pistes, intégrer les systèmes d’intelligence artificielle à partir du travail réel, c’est-à-dire impliquer les travailleurs au processus d’innovation ; garantir la co-conception des systèmes intégrant de l’IA ; prévoir des systèmes qui sécurisent les travailleurs ; rendre leur fonctionnement compréhensible par tous…
De fait, les chercheurs mettent en garde : les échecs et réussite des projets d’IA sont tributaires des conflits de priorité dans le travail. "Il est fréquent que (….) les priorités des décideurs butent sur les préoccupations des travailleurs confrontés aux changements dans leurs tâches, compétences et conditions de travail". Aussi, les SIA sont-ils aussi bien perçus comme des "assistants utiles (gain de temps, facilitation du travail)" que comme une "source de menaces (pour leur emploi ou le contenu du travail)". De plus, le déploiement de l’IA dans les organisations peut avoir des effets inattendus dans l’organisation du travail et du management : reconfiguration des rôles professionnels et des référentiels de qualification, questionnement du rôle de manager intermédiaire, polarisation du travail…
