
Le chiffre : 11%
Selon les derniers chiffres de la Dares, l’année dernière 11,1 % des actifs (10,9 % des salariés) ont travaillé au moins une fois de nuit sur une période de quatre semaines consécutives. C’est +0,3 point sur un an et +1,1 point depuis 2020, mais une proportion moindre qu’avant la crise sanitaire (11,9 % en 2019). Le travail de nuit est plus répandu chez les hommes (15,1 % contre 7 % chez les femmes), chez les ouvriers et les agriculteurs (respectivement 15,5 % et 25 % contre 9,5 % chez les cadres), ainsi que dans certains secteurs comme la fabrication de denrées alimentaires, de boissons et de produits à base de tabac (27,6 %) ou le transport et l’entreposage (26,6 %).
A l’inverse, en 2023 la part des personnes en emploi ayant travaillé au moins un dimanche sur une période de quatre semaines consécutives (23,2 %, 20,8 % chez les salariés) se replie légèrement par rapport à 2022 (-0,3 point). L’agriculture (52,4 %) et l’hébergement et restauration (52 %) sont les plus touchés et contrairement au travail de nuit, ce sont les femmes qui sont les plus amenées à travailler le dimanche (23,7 % contre 22,6 %). Si le phénomène est aussi très important chez les agriculteurs (75,9 %), les ouvriers (13,2 %) sont moins concernés que les cadres (20,8 %).
