
Pour les catégories populaires, le travail devient de plus en plus pénible, constate l'Observatoire des inégalités
"Les catégories populaires, composées d'ouvriers, d'employés, de personnes peu diplômées et souvent peu qualifiées, subissent les exigences de flexibilité d’une société prospère, confortable pour une large classe favorisée. La fracture passe par les conditions de travail notamment." Tel est le constat de l'Observatoire des inégalités, qui vient de publier son rapport bisannuel, présenté comme un "panorama complet des disparités qui fracturent notre société" qui "analyse méthodiquement les écarts en s’appuyant sur les données les plus récentes", en balayant plusieurs thématiques : revenus, éducation, travail, modes de vie, territoires.
Et de souligner que : "35 % des salariés connaissent au moins trois critères de pénibilité physique à leur poste", "c’est le cas de 69 % des ouvriers non qualifiés, contre 7 % des cadres", c'est-à-dire que "cela concerne dix fois plus les ouvriers que les cadres". De plus : la "part des salariés qui subissent ces pénibilités a augmenté de près de huit points entre 2005 et 2019 chez les ouvriers non qualifiés (de 61 % à 69 %)", alors que sur la même période, la proportion est stable chez les cadres supérieurs (6,5 % à 6,6 %).
