
Sous-traitance : la CGT appelle à « mettre fin à l’Europe du dumping social »
À l’approche des élections européennes des 8 et 9 juin, la CGT a tenu le 28 mai des « États généraux pour l’industrie et l’environnement ». Le syndicat a publié dans la foulée 22 propositions pour octroyer « de nouveaux droits pour les travailleurs », « reconstruire la puissance publique » et « investir dans la réindustrialisation et la transformation environnementale ».
La première d’entre elles vise à « mettre fin à l’Europe du dumping social » en s’attaquant notamment à la sous-traitance. La CGT propose de la limiter à un seul niveau, d’interdire la sous-traitance en cascade « pour éviter la précarité, le turn-over, l’affaiblissement de la formation et de l’expérience » et d’interdire celle « sur certaines activités liées à des risques industriels ».
Le syndicat propose également de créer un CSE de « filière » entre donneur d’ordre et sous-traitant « dès que le ou la donneur d’ordre dépasse 10 % du chiffre d’affaires » et de mettre en place des « comités inter-entreprises » pour « intégrer les entreprises sous-traitantes et leurs représentant·es dans la gestion et la stratégie des donneur·ses d’ordres ».
La CGT plaide aussi pour la création d’un « Conseil national de l’industrie et des comités de filière dans laquelle salarié·es, sous-traitant·es et donneur·ses d’ordre sont au même niveau, à l’inverse des dix-neuf comités de filières qui sont aujourd’hui tous pilotés par les grands groupes avec des conflits d’intérêts généralisés ».
|
► Lire aussi : |
|---|
