
Le chiffre : 33 %
À peine 33 % des TPE proposent des aménagements du temps de travail à leurs cadres après un arrêt de travail long, et et 19 % un dispositif d’accompagnement à la reprise. Cela fait partie des marges d'amélioration pointées par l'Apec (association pour l'emploi des cadres) dans une étude sur l'impact des affections de longue durée (ALD) sur l'emploi et le travail, publiée à l'occasion de la journée mondiale du cancer, le 4 février 2025. Les grandes entreprises et les ETI (entreprises de taille intermédiaire) sont beaucoup plus réactives : 87 % proposent des aménagements ou des changements de poste et 80 % ont mis en place des aménagements du temps de travail pour leurs salariés concernés.
Les ALD concerneraient directement un quart des cadres seniors. 73 % des cadres atteints d'une maladie au long cours telle qu'un cancer disent en avoir discuté avec leur manager, mais il y en a quand même plus d'1 sur 10 (14 %) qui n'en a parlé à personne dans son entreprise.
Les deux tiers des cadres interrogés rapportent que leur ALD a freiné leur évolution professionnelle, et plus de la moitié estiment que la maladie peut être une source de gêne pour leurs collègues ou les a exclus de projets importants.
